Règles, exigences, contraintes

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Point de terminologie : les frontières et relations entre ces notions sont plutôt floues. Il nous faut les clarifier avant de les positionner dans le méta-modèle.

Il me semble que les règles métier sont plutôt un cas particulier qu’une rubrique générale.
La contrainte réglementaire donne un bel exemple de règle métier. C’est une contrainte, puisque je ne peux pas m’y soustraire.
A l’inverse, on peut penser à des règles métier que je me donne, qui ne sont donc pas des contraintes (du moins, pas des contraintes externes) : c’est le cas de  toutes les règles d’organisation, l’organisation étant un levier que je contrôle, une marge de manœuvre interne à l’entreprise.
Maintenant, pour distinguer exigence et contrainte, je crois que, plus qu’une différence de nature, il s’agit d’une différence d’intention. C’est une chose de dire “j’exige, je veux”, c’en est une autre de constater “je subis, je me soumets”. Mais, bien sûr, une maîtrise d’ouvrage dira à son maître d’œuvre qu’elle exige que les contraintes réglementaires soient assumées par la solution. Il ne faut donc pas en faire des compartiments séparés, sinon on s’expose à des casse-têtes insurmontables. En termes métaphysiques – si j’ose -, l’exigence est du côté du sujet (acteur, point de vue), la contrainte du côté de l’objet (l’entreprise, le système).

Un même élément de spécification pourra être formulé de façon légèrement différente, selon que l’analyste le présente comme exigence ou comme contrainte. Ces nuances ne doivent pas embarrasser : elles ne sont pas fondamentales. Ce qui l’est, c’est la nature et le degré de liberté de l’énoncé. Du point de vue pratique, le moment clef est celui de la qualification de cet énoncé, qualification qui détermine sa projection dans les aspects du Système Entreprise, car toute formulation recueillie dans l’aspect intentionnel (qu’on appelle cette formulation exigence, règle, contrainte, objectif, terme…) devra être dirigée vers un modèle aspectuel et y recevoir une expression formelle.

Au-delà de la terminologie, l’outil pour fixer ces notions et asseoir les pratiques est, bien entendu, le méta-modèle. La version publiée du méta-modèle de Praxeme n’est pas entièrement satisfaisante. Elle n’est d’ailleurs pas alignée sur la nouvelle version du la Topologie du Système Entreprise et laisse à désirer particulièrement en ce qui concerne l’aspect intentionnel. Toutefois, elle met en place certaines données fondamentales comme les niveaux de représentation et le principe de justification. Voir : http://www.praxeme.org/Praxeme.MetaModel/index.html (sélectionner : Méta-modèle du RSI, Fondement sémiotique, Exigence).

La figure ci-dessous est extraite du cours sur la modélisation sémantique (MSQ-06). Elle présente le principe de la projection du modèle intentionnel (partie gauche) vers les modèles métier (au centre), puis vers le modèle logique. Le souci est, comme toujours, de penser toute la chaîne de transformation.

La reprise des exigences dans les modèles

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