A propos de frameworks

Add a comment

Quelques remarques tirées d’échanges sur Praxeme :

La Topologie du Système Entreprise a germé de l’application du questionnaire du Quintilien, complétée par un jeu sur le Quoi/Comment qui ordonne :

Système Entreprise

>  Système d’Information ou de production

>> Système informatique,

comme des poupées russes (cf. annexe du Guide général, PxM-02).

Le schéma actuel est une simplification de ce résultat (un petit coup de rasoir d’Ockham, par-ci par-là).

Pour le reste, il faut reconnaître que la justification est plus empirique que scientifique.

Détermination de la Topologie du Système Entreprise

Extrait du Guide général, PxM-02

L’expression “Système Entreprise” a finalement été retenue parmi d’autres, comme “système d’action”, avec la précaution suivante : elle ne désigne pas seulement l’entreprise au sens de société, mais tout système organisé en vue d’une fin. Il y a eu des applications de Praxeme par exemple chez Thales, dans l’ingénierie amont, ou pour la DGA en partenariat avec Sagem et Dassault. Le framework méthodologique s’applique bien aussi à des systèmes d’armement, à des systèmes de systèmes et j’entrevois comment l’appliquer à des “systèmes produits”.

Correspondances avec d’autres frameworks méthodologiques

Sur la liste des adhérents du Praxeme Institute ainsi qu’au sein du groupe AXA dans le cadre de la Group Target Architecture, une discussion est en cours pour confronter la Topologie du Système Entreprise avec d’autres frameworks méthodologiques.

CESAMES

Par exemple, CESAMES structure l’approche des systèmes en trois niveaux : Pourquoi, Quoi et Comment. La correspondance avec les aspects du Système Entreprise s’établit très facilement :

  • Le “pourquoi” est pris en charge par l’aspect politique, notamment sous la forme des objectifs. Il irrigue ensuite tous les autres aspects auxquels il fournit les orientations et justifications nécessaires.
  • Le “quoi” s’applique récursivement. Tout d’abord, il isole le “métier” par opposition aux équipements qui répondent au “comment” (dont le système informatique). Ensuite, au sein de la description du métier, le “quoi” permet de séparer les fondamentaux, par opposition aux façons de faire, respectivement : l’aspect sémantique et l’aspect pragmatique.
  • Le “comment” apparaît du côté du métier, sous la forme des processus et de tout le contenu de l’aspect pragmatique, mais aussi sous la forme de l’aspect géographique (plus exactement : le “Où”).
  • Quand on reprend le métier sous la catégorie du “Quoi”, le “Comment” renvoie à ses équipements. Le système informatique en fait partie. On peut le voir comme une des réponses au comment du métier. Maintenant, en ouvrant cette boîte du système informatique, nous reposons les questions “Quoi” et “Comment”. L’aspect logique répond au “Quoi” : que doit contenir le système ? quels services doit-il rendre ? quelle est sa structure optimale ? L’architecture technique se charge du “Comment”. Elle le fait selon plusieurs formes : à travers des dispositifs techniques, mais aussi sous la forme des modes de développement.

Pour établir la correspondance entre l’approche de CESAMES et Praxeme, il faut certainement y regarder de plus près. En dernier ressort, ces correspondances se jouent et s’expriment à travers le méta-modèle.

TOGAF et EA

Le travail de mise en correspondance est en cours.

Critères attendus d’un framework méthodologique

  • Un framework méthodologique ne doit pas seulement être vu, statiquement, comme un schéma identifiant des catégories. Il faut aussi qu’il fonctionne dynamiquement. A cette fin, on n’insistera jamais assez sur l’articulation des éléments identifiés. De nos jours, cette caractéristique revêt une importance pratique et économique, grâce à l’approche MDA (model driven architecture).
  • Autre exigence : tout framework se doit de reposer sur un fondement. Ce fondement lui est donné par un méta -modèle, exposé raisonné des catégories de représentation retenues.
  • Nous ajouterons le périmètre : il nous semble essentiel que le framework embrasse tous les aspects de l’entreprise. Ce n’est qu’à ce prix qu’il nous aide à mettre en ordre de marche les compétences diverses.

Parmi les qualités recherchées, le framework doit se montrer à la fois économique (rasoir d’Ockham) et efficace :

  • économique en ce sens que l’on ne retiendra que les catégories absolument nécessaires (principe du rasoir d’Ockham) ;
  • efficace car il doit faciliter l’action à travers ses conséquences pratiques telles la distribution des tâches, la gestion des compétences, la conception de l’outillage, etc.

On le comprend : un framework méthodologique est autre qu’une diapositive bien coloriée. On peut le définir comme une méta-architecture. D’une architecture, il doit présenter toutes les qualités de rigueur et d’anticipation. “Méta-architecture” parce qu’il nous parle de notre propre pensée et de la structure des moyens intellectuels que nous mobilisons pour la transformation des entreprises.

This entry is filed under fondements. And tagged with , , , , , . You can follow any responses to this entry through RSS 2.0. You can leave a response, or trackback from your own site.

  1. No Comments

You must login to post a comment.